Pop culture

Pourquoi Nicolas Cage fascine-t-il tant ?

Dans « Un talent en or massif » de Tom Gormican (en salles le 20 avril), Nicolas Cage joue une version de lui-même fauchée et attentant son come-back. Un rôle sur mesure pour cette star des années 1990 et 2000 (« Volte/face », « Lord of War ») que l’on ne voit guère plus que dans des navets et… en mèmes Internet. Décryptage avec Lelo Jimmy Batista, auteur de « Nicolas Cage. Envers et contre tout » (Capricci, 2021).

La série “Skam France” tord le cou aux clichés sur les personnages asiatiques… et c’est bien la seule

Elle s’appelle Maya, murit, s’engage pour l’écologie… Un personnage comme un autre, et d’origine asiatique – une exception dans les séries françaises, trop souvent friands de stéréotypes. En lui dédiant sa neuvième saison, la série de France.tv Slash crée l’événement. Dans les séries françaises, les personnages asiatiques sont rares. Pourtant, la France abrite la plus grande communauté chinoise d’Europe et compterait un million de personnes d’origines asiatiques. « C’est accablant, estime Grace

Le vrai du faux dans le scénario d'«Aline» de Valérie Lemercier

Quand Valérie Lemercier a commencé à écrire le scénario de sa fiction librement inspirée de la vie de Céline Dion, elle nommait son idole en utilisant son nom et son prénom. Normal, quoi. Mais quelque chose n'allait pas. La réalisatrice se sentait bloquée. En prenant des libertés avec l'identité de la star internationale, «on [avec Brigitte Buc, la coscénariste] s'est autorisées à composer avec le réel, inventer des détails», explique-t-elle dans le dossier de presse. Cette solution a pe

Livres, séries : 5 oeuvres pour parler d'asexualité

Où sont les asexuel·les ? Tout autour de nous, puisque cette orientation concerne 1 à 4% de la population. Mais pas tellement dans la pop culture. Nous sommes allés chercher ces personnages encore trop eu visibles. Dans les livres ou les films, les personnages s’aiment, couchent ensemble, se marient et généralement vivent heureux et font beaucoup d’enfants à la fin. C’est presque une condition sine qua non : tout héros ou héroïne qui se respecte doit passer par là, sinon comment serait-il compl

“Mental”, “Sex Education”, “BoJack Horseman”, “High Maintenance” : quatre séries pour comprendre l’asexualité

En ce mardi 6 avril, l’absence d’attraction sexuelle célèbre sa première journée internationale. Pour mieux comprendre cette orientation qui concernerait 1% de la population mondiale, rien de tel que de se plonger dans quatre séries qui battent en brèche les préjugés. En 2017, Netflix dévoile son adaptation du comics Riverdale. Contre toute attente, le personnage de Jughead se retrouve en couple avec la jeune Betty. Dans la plupart des versions de cette bande dessinée octogénaire, Jughead est p

“Little Birds” ou l’émancipation du désir féminin portée à l'écran

La nouvelle série Starzplay nous emmène en 1955, époque à laquelle le désir des femmes était inconcevable, les sexualités alternatives tabou et Anaïs Nin, une autrice méconnue. Little Birds, adaptation du recueil de nouvelles érotiques du même nom d’Anaïs Nin, raconte l’éveil érotique d’une jeune débutante new-yorkaise fraîchement débarquée à Tanger. Dans cette ville marocaine sous protectorat français, Européen·ne·s et Nord-Américain·e·s à la recherche de liberté se retrouvent. Fétichisme, homo

Comment “Dawson” a repensé les masculinités avant l'heure

C’est plutôt chanceux, car ce gif représente très bien la série. Plus que tout, Dawson est une série sur les sentiments et la fragilité de mecs adolescents, diffusée sur des chaînes de télé mainstream et qui déconstruisait de nombreux stéréotypes dès la fin des années 90. Loin des clichés d’obsédés sexuels, les garçons de Dawson sont en effet des êtres humains capables d’exprimer leurs sentiments, d’apprendre et d’évoluer. À l’époque de Beverly Hills et American Pie, Dawson proposait des personn

Le grand méchant queer

Le Joker, le tueur de « Psychose » ou Jafar dans « Aladdin »… Au cinéma, les ennemi·e·s des héro·ïne·s sont souvent efféminé·e·s et séducteur·rice·s. La pop culture regorge de méchant·e·s incarnant des clichés LGBT. Cette figure, appelée ‘queer-coded villain’, remonte au Hollywood des années 30, mais elle est loin d’avoir disparu de nos écrans. Pourquoi l’industrie cinématographique s’est-elle mise à créer des méchants féminins et maniérés ? En quoi ces personnages malveillants à l’homosexualité sous-entendue sont-ils hautement problématiques ? Pour répondre à ces questions, Camille Regache reçoit Aline Mayard, journaliste indépendante, spécialiste des représentations LGBTQ+ dans les séries et les films.

Pourquoi des interprètes hétéros continuent à jouer des personnages LGBT+

C'est désormais systématique. Dès qu'un film avec des personnages bisexuels ou homosexuels est annoncé et que lesdits personnages sont interprétés par des comédiens et comédiennes identifiées comme hétérosexuelles, c'est la colère sur les réseaux sociaux. À chaque fois, des voix se font entendre pour poser la question: pourquoi est-ce que des acteurs et actrices hétéros jouent encore des rôles LGBT+? À chaque fois, l'équipe du film critiqué réplique que des acteurs et actrices doivent pouvoir t

“Miss”: En France, les comédies sur les gays véhiculent les LGBTphobies

Sur le papier, le film Miss de Ruben Alves, en salle le 21 octobre, est attrayant. Alex, un jeune homme réservé, rêve de devenir Miss France. Aidé de ses colocataires, il se “transforme” en femme et s’inscrit. S’en suivent des péripéties qui se veulent amusantes. On espérait un film sur la découverte de soi, le dépassement du genre, l’apprentissage des différences, on obtient un enchaînement de clichés sur les rebeus dealers de weed, un dénigrement des travailleur·euses clandestin·es d’Asie, une caricature des travailleuses du sexe du Bois de Boulogne et une négation des transidentités. Comme s’il était impossible de faire un film gay friendly sans taper sur les autres minorités.

«The Boys in the Band», la pièce de théâtre qui a changé la vie des gays américains

1968, un an avant les émeutes de Stonewall. L'homosexualité est illégale aux États-Unis et les gays quasiment invisibles dans les médias. À New York, une petite salle de théâtre off-Broadway ose l'inédit: accueillir une pièce sur une bande d'amis gays. Contre toute attente, le succès de The Boys in the Band de Mart Crowley est énorme et la pièce ouvre une discussion sans précédent sur l'homosexualité dans le pays. Cinquante ans plus tard, Netflix diffuse une adaptation par Joe Mantello, produite

Deux films, deux road trips et un même objectif: obtenir un avortement aux États-Unis

Avec ses deux jeunes actrices à succès, Haley Lu Richardson et Barbie Ferreira, son ton enjoué et ses looks pop, Unpregnant de Rachel Lee Goldenberg a tout du film coming of age rigolo. C'est l'histoire de deux anciennes amies qui partent en road trip, de rencontres improbables, de fou-rires, d'engueulades et de retrouvailles. À la fin, évidemment, elles redécouvrent le pouvoir de l'amitié, apprennent à s'aimer et s'affranchissent du regard des autres. Une histoire classique donc, si ce n'était

“Ratched”: la méchante est lesbienne, et cela fait du bien

À l’origine de Ratched, la nouvelle série Netflix, il y a Vol au-dessus d’un nid de coucou de Miloš Forman, un film typique des années 70. Son héros est un homme toxique, McMurphy, un condamné pour viol sur mineur qui feint la folie pour éviter la prison. Son antagoniste est une femme qui s’oppose à lui, l’infirmière en cheffe, Miss Ratched. L’homme refuse de respecter des règles qu’elle a érigées pour aider les patients. Il est dépeint comme féru de liberté et bon-vivant. Elle comme rabat-joie,

Pierre Palmade, la voix gay dont la France a besoin

Les rideaux se ferment sous les applaudissements. Benjamin Gauthier et Pierre Palmade se faufilent devant le rideau. Pierre Palmade murmure un «merci d'être venus» ému. Il a l'air réellement surpris que la minuscule salle du Théâtre du Marais soit pleine, que des gens payent pour le voir jouer un homme gay en couple, lui qui a eu si peur de son homosexualité, lui qui a mis du temps à l'assumer publiquement, lui qui a été très critiqué par des membres de la communauté LGBT+ ces derniers temps.
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